Textiles adaptés à la conservation d’œuvres d’art – test d’Oddy

Les musées et les salles d’exposition utilisent des textiles pour conserver leurs œuvres d’art ou comme support sur lequel présenter les différents objets de valeur qu’ils souhaitent montrer au public.

Pour garantir une conservation adéquate de ces objets si précieux, il convient de s’assurer que les textiles sur lesquels ils seront placés ne réagissent pas avec les matériaux dont ces objets sont composés.

Le test d’Oddy est une procédure créée au British Museum de Londres par le scientifique conservateur William Andrew Oddy en 1973, puis améliorée par le Metropolitan Museum of Art de New York, afin de tester les matériaux utilisés dans et autour des œuvres d’art.

Chez ORDUÑA 1755 SL, nous avons développé deux textiles ayant réussi le test d’Oddy : un textile standard 100 % coton (Piqué Ducal 290 g/m2 blanc naturel) et un textile ignifuge 100 % polyester (Loneta Duero 200 g/m2 blanc naturel).

Ce test est réalisé car, bien que les textiles puissent être sûrs pour les usages pour lesquels ils ont été fabriqués, il est possible qu’ils émettent de petites quantités de produits chimiques sous forme de gaz, susceptibles d’endommager avec le temps les objets de valeur avec lesquels ils entrent en contact. C’est pourquoi, afin de garantir leur parfaite conservation, il est indispensable de tester et d’évaluer ces textiles.

Le principe sur lequel repose le test d’Oddy est la corrosion des métaux en présence d’une température et d’une humidité relative élevées, ainsi que de gaz oxydants provenant des matériaux à tester.

Le test consiste à placer ensemble, dans un récipient hermétiquement fermé, le matériau à tester et trois échantillons sous forme de languettes métalliques (cuivre, argent et plomb), pendant 28 jours à 100 % d’humidité relative et à une température de 60 ºC. À l’issue de cette période, les métaux sont analysés et des conclusions sont tirées en fonction des éléments de corrosion apparus.

Le test est réalisé avec les trois métaux indiqués précédemment (argent, chrome et plomb), mais il est également possible d’y ajouter tout autre métal sensible à la contamination, comme l’aluminium ou le zinc.

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